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Recherche > La politique de recherche

L'Université Bordeaux 1 favorise le développement d'une recherche de très haut niveau - créatrice et innovante - ainsi que l'émergence de thématiques nouvelles dans le vaste champ des sciences et de la technologie. Ces exigences sont à la fois des éléments indispensables à un enseignement de qualité et une garantie pour la réputation des études doctorales dans un établissement universitaire à caractère scientifique, professionnel et culturel.

Dans le domaine de la recherche, l'Université Bordeaux 1 se place dans les meilleures parmi les Universités françaises, avec 45 laboratoires dont 30 associés au CNRS et quelques autres à l'INRA (5), le Ministère de la Culture (2), l'INSERM (1) et plusieurs laboratoires mixtes ou correspondants impliquant des organismes ou entreprises : CEA, SNECMA, SMURFIT, CEMAGREF, IFREMER, INRIA, TOTAL- ELF-FINA.

Avec près de 1 000 enseignants-chercheurs et chercheurs (dont 275 au CNRS) et environ 600 doctorants, les activités de recherche, fortement soutenues au plan régional, national et européen, couvrent plusieurs grands champs disciplinaires : les mathématiques pures et appliquées, l'informatique, les sciences physiques et de l'ingénieur, la chimie, les sciences biologiques, les sciences de la terre et de la mer, l'anthropologie et la préhistoire.

Les partenaires de la recherche

La politique scientifique de Bordeaux 1 est sous-tendue par une volonté très affirmée de développement d'axes stratégiques de recherche en partenariat avec les grands organismes nationaux et le Conseil Régional d'Aquitaine, dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région 2000-2006, et par une mobilisation de sa communauté scientifique dans la perspective du 6ème PCRD. Dans une triple perspective d'avancée des connaissances fondamentales, de réponse aux attentes et aux questions de société et d'apport à l'essor économique, particulièrement à l'échelle régionale, elle s'appuie sur :

- Le renforcement de la coordination de l'ensemble de la recherche du Campus « Sciences Technologies » associant étroitement Bordeaux 1, l'ENSCPB et l'ENSEIRB, le centre ENSAM ainsi que les deux UPR du CNRS, le CRPP et l'ICMCB, pour mieux mettre en valeur les grandes priorités thématiques approuvées collectivement et faciliter le développement de recherches d'interface.

- Le souci, dans le cadre d'une contractualisation tripartite, de perpétuer des liens étroits avec la direction du CNRS, de l'INRA et de l'INSERM et d'explorer de nouvelles opportunités pour étendre cette politique contractuelle à d'autres EPST (INRIA, CIRAD, CEMAGREF, IRD) ou EPIC (CEA, IFREMER).

- Une politique volontariste de redéploiement des emplois d'enseignants chercheurs intra et intercomposantes, de coordination des études doctorales menées au sein des quatre écoles doctorales de Bordeaux 1 (environ 600 doctorants, 170 thèses soutenues par an sur la période 1998-2001) et d'utilisation du BQR afin de mettre en place les outils (structures fédératrices, plateformes technologiques) favorisant les approches interdisciplinaires et/ou à objectif recherche et développement que ce soit en interne ou avec les partenaires extérieurs tant public qu'industriels.

Organisation d'ensemble

Dans un dessein premier de lisibilité, d'amplification des activités à l'interface de laboratoires, de décloisonnement des disciplines et d'approche plus globale des grandes problématiques scientifiques, Bordeaux 1 poursuit la mise en place de grands centres de recherche permettant d'optimiser à cette échelle l'ensemble des moyens et services communs et d'organiser un lieu de vie pour la recherche et la formation. A côté de l'Institut de Physique Fondamentale (IPF), l'Institut de Mathématiques de Bordeaux, le Centre de Recherche en Chimie Moléculaire (CRCM) et de laboratoires assurant partiellement ce rôle - le LABRI (informatique), l'ICMCB (sciences des matériaux), le CRPP (physico-chimie des milieux complexes), d'autres fédérations sont en cours de constitution comme l'Observatoire Aquitain des Sciences de l'Univers (Astronomie, Aéronomie, Océanologie, Environnement) implanté sur les sites de Talence, de Floirac et d'Arcachon, et la Fédération Systèmes et Microélectronique (SyMe), l'Institut Européen de Chimie Biologie (avec Bordeaux 2, le CNRS et l'INSERM) l'Institut de Biologie Végétale Intégrative (avec l'INRA et Bordeaux 2).

D'autres regroupements scientifiques ou projets de recherche transversaux, impliquant plusieurs laboratoires ou équipes de laboratoires de l'établissement ainsi que souvent d'autres établissements ainsi que des partenaires industriels, parachèveront ce dispositif ; notamment dans les domaines des lasers et plasmas, avec le projet ambitieux d'institut avec le CEA et le CNRS, des nanomatériaux, de l'usinage grande vitesse, des télécommunications, de la recherche spatiale, de la bioinformatique, du traitement du signal et de l'image, de la chimie environnementale, de l'anthropologie et la préhistoire, de la nutrition humaine et des neurosciences.

Bordeaux 1 revendique sa dimension de partenaire de l'action économique régionale. Le Service d'Activités Industrielles et Commerciales (S.A.I.C.) est l'outil majeur de cette politique pour les actions de partenariat industriel, de suivi de l'activité des cellules de transfert technologique, adossées aux laboratoires de recherche, et de détection des résultats de la recherche susceptibles de conduire à la création d'entreprises. Au delà, l'essaimage industriel continuera à se développer sur le site du Haut Carré en concertation avec les partenaires institutionnels, dont le CNRS et l'INRA dans le cadre de l'incubateur régional d'Aquitaine (IRA). On mentionnera tout particulièrement la mise en place en 2002 du CNRT « Multimatériaux composites et systèmes » (Bordeaux 1, CNRS, ENSCPB, ENSEIRB, Centre ENSAM) qui permettra d'accentuer le transfert des connaissances vers le génie industriel (matériaux énergétiques et stockage électrochimique de l'énergie ; matériaux structuraux et thermostructuraux ; substrats, assemblages et interconnexions pour la microélectronique ; synthèse, applications et mise en forme de matériaux dispersés...) et les industriels locaux, avec en perspective la participation active à la mise en oeuvre de projets intégrés dans le cadre du 6ème PCRD.

Les grandes orientations

L'Université articule ses activités de recherche en secteurs scientifiques mêlant les structures traditionnelles de l'Université (UFR), les Instituts à dérogation (IUT, ISTAB, Observatoire, MATMECA) et deux grandes écoles d'ingénieurs du campus rattachées à Bordeaux 1 (ENSCPB, ENSEIRB) ainsi que le Centre ENSAM de Talence)... Six grands champs disciplinaires peuvent brièvement se décliner comme suit :

En mathématiques : le domaine des mathématiques pures s'oriente essentiellement autour de trois thèmes classiques au demeurant fort réputés : l'analyse, la géométrie et une activité très importante dans la théorie des nombres et l'algorithmique arithmétique. Les mathématiques appliquées entretiennent des liens étroits avec de nombreux partenaires extérieurs grâce à des activités novatrices et bien ancrées en analyse appliquée et modélisation, en recherche opérationnelle et en statistique.

En informatique : (combinatoire et algorithmique ; logique langage et applications ; modélisation, vérification et test de systèmes informatisés, calcul parallèle et distribué ; image et son), les recherches théoriques à l'origine sont de plus en plus ouvertes sur le milieu industriel international. Des centres de compétence et de transfert ont vu le jour, notamment sur le calcul parallèle, l'analyse et la synthèse d'images, la programmation symbolique. On mentionnera la mise en place d'un Centre de Réalité Virtuelle sur le domaine du Haut Carré qui a bénéficié d'un fort soutien de la Région Aquitaine.

En physique : dans le plus vaste champ disciplinaire de l'Université deux grands axes scientifiques se dessinent. L'un concerne la physique dite de base : physique théorique et nucléaire, physique des interactions laser-matière, physique des fluides complexes, biophotonique, astrophysique, aéronomie; l'autre relève d'une physique à vocation plus finalisée : micro-électronique et circuits intégrés, mécanique, génie civil, génie des matériaux, automatique, productique, traitement du signal et de l'image, énergétique. Toutes ces thématiques, en plein essor, interagissent et génèrent des actions "formation-recherche-transfert" avec de nombreux partenaires du monde économique.

En chimie : domaine fortement implanté depuis plusieurs décennies, les développements (théoriques et expérimentaux) de la réactivité chimique, de la dynamique chimique, et de la physico-chimie moléculaire, macromoléculaire et supramoléculaire sont de plus en plus imbriqués. La science des matériaux, des systèmes complexes et des interfaces couvre un large panel de la matière "dure" à la matière "molle". La chimie analytique se positionne autour de l'étude des systèmes environnementaux et vers la sélectivité et la reconnaissance des molécules à activité biologique.

En biologie : cinq grands axes sont identifiés :
- la biologie cellulaire et la biologie du développement (tant animale que végétale) avec l'outil de la biologie moléculaire et le support de la chimie génétique et de la biophysique structurale ;
- les neurosciences : neurosciences cognitives, neurobiologie des réseaux, neurophysiologie adaptative ;
- les sciences des aliments et de la nutrition humaine
- l'anthropologie et la paléobiologie génétique ;
- interactions et régulations dans les écosystèmes aquatiques

En sciences de la terre et de la mer : les grandes orientations des prochaines années restent :
- l'étude sédimentologique, géochimique, et micropaléontologique des environnements et paléoenvironnements océaniques, en particulier, les interactions continent-océan en régions fluvio-estuariennes, littorales, côtières et de marges océaniques ;
- l'étude des sites, matériaux et ouvrages de génie civil en liaison avec l'environnement géologique, géotechnique et hydrogéologique.
- la recherche méthodologique des milieux, des techniques et des cultures préhistoriques.

En outre, et en complémentarité, Bordeaux 1 se félicite de la présence du laboratoire interdisciplinaire Epistémé qui regroupe une quinzaine d'enseignants-chercheurs des sciences de la nature et des sciences humaines et sociales avec pour objectif principal le croisement des disciplines pour mieux comprendre l'univers et la dynamique des connaissances.

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